29 juin 2009

Le Bénin, malade de ses hôpitaux :


Comment sortir de la léthargie ?


Les hôpitaux au Bénin, traversent une crise sans précédent. Le constat est frappant partout. Cette crise est souvent liée au fonctionnement et a pour noms : manque de médicaments, manque de matériels médico-chirurgicaux, vétustés et insalubrités des locaux, un personnel mal formé et recruté sur la base du clientélisme, un clivage entre les personnels technique et administratif, qui ont du mal à se faire confiance, chacun jetant l’anathème sur l’autre. Dans ce contexte totalement hostile à la performance, la non-qualité et l’incompétence sont devenus des styles de service.


Le clivage entre le personnel technique et le personnel dit administratif est une réalité dans nos structures. Ces deux catégories professionnelles cohabitent dans les hôpitaux et ne collaborent presque pas ou peu. L’autorité de l’administration est contestée, on lui fait un procès d’incompétence et souvent à juste titre, posant ainsi de réels problèmes de management au niveau de ces établissements. La réalité, c’est que les directions des hôpitaux sont occupées par des gens qui n’ont rien à voir avec la pratique médicale. Les directeurs des hôpitaux sont, pour la plupart, des fonctionnaires qui appartiennent à d’autres catégories professionnelles, qui ont fait ou non le module de gestion hospitalière, et qu’on a parachutés à la tête des hôpitaux pour manager un personnel qui a ses réalités et ses exigences.
Un chirurgien qui a fait un Bac plus douze, soit quatre années d’études après son Doctorat, se voit souvent très mal se faire coacher par des gens qui ont à peine un Bac plus quatre pour les meilleurs d’entre eux, qui plus est, n’ont rien à voir avec la médecine, d’où la nécessité de rectifier le tir et corriger très vite cette aberration, en mettant à la direction des hôpitaux de véritables cadres médicaux (médecins, pharmaciens, dentistes), qui ont une expérience hospitalière et qui seront aussi formés dans le domaine de la gestion hospitalière. Cela aura le double avantage de régler les difficultés liées au clivage auxquels nous avons fait allusion, mais aussi les problèmes liés au management et à la gestion des priorités.
L’hôpital d’aujourd’hui ne peut plus se concevoir en dehors de la démarche entreprise. En réalité, cela devrait être l’esprit de la réforme hospitalière. Chaque hôpital, en ce qui le concerne, doit définir un projet d’établissement qui aboutirait à un désengagement progressif de l’Etat par la subvention qu’il alloue à ces structures. Les hôpitaux, par leur politique managériale, devraient définir des stratégies pour pouvoir fonctionner sur ressources propres. C’est la seule logique qui, si elle aboutit, pourrait sauver nos hôpitaux. Cette idée est d’autant plus pertinente que les plus grands spécialistes de l’hospitalisation pensent que notre problématique fondamentale au Bénin, réside dans des difficultés de trésorerie. La réponse à cette problématique coule de source, il faut mettre en place des stratégies pour équilibrer nos finances et faire face, avec beaucoup plus d’efficacité, à nos charges. Pour cela, il faut entre autres, appliquer la vérité des prix : les tarifs pratiqués à la tête du client pour les actes médicaux, les consultations et l’aide au diagnostic sont obsolètes et arrièrent le pays. La santé n’a pas de prix et elle un coût. Elle ne peut se concevoir que dans la qualité et les populations doivent participer à l’effort de santé. L’hôpital-dispensaire de nos grands parents est, désormais, derrière nous.
Les travailleurs, depuis les chefs de services jusqu’aux manœuvres, doivent s’approprier leurs outils de travail et faire leur boulot avec toute la conscience professionnelle que requiert le serment d’Hippocrate. Chacun doit se mettre dans la tête que chaque malade négligé ou détourné (dans le privé), chaque franc arnaqué, chaque heure de travail non honorée, nuit gravement à la bonne marche de l’entreprise qui, si elle tombe en faillite, va emporter dans sa chute tous les autres travailleurs. Les partenaires sociaux ont un grand rôle à jouer par rapport à cette thématique, leur vocation n’est pas seulement la revendication.
L’autre paradigme est la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des finances hospitalières. Et à ce niveau, c’est l’administration de l’hôpital qui est interpellée, car si chacun doit faire son travail, l’administration qui a la charge de la gestion des deniers de l’entreprise ne doit pas être à la traîne, sinon tout effort serait vain.


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22 juin 2009

Bénin médiatique :


une désillusion télévisuelle



La démonopolisation des ondes dans les années 90, a radicalement changé le paysage audiovisuel béninois. Il existe aujourd’hui au Bénin un vrai pluralisme audiovisuel avec pratiquement six chaînes privées. A une exception près, toutes ces petites télévisions qui poussent un peu partout sont des télévisions commerciales c’est-à-dire des télévisions qui tirent leurs revenus à partir des recettes publicitaires. La télévision étant un investissement onéreux et audacieux, elle ne peut survivre et jouer son rôle que si elle bénéficie de la générosité des annonceurs. Mais malheureusement, au Bénin, la publicité n’est pas encore dans les mœurs des entreprises et nos télévisions n’ont d’ailleurs pas de politique de marketing assez offensive et professionnelle pour susciter l’intérêt des annonceurs.

Aujourd’hui, avec des miettes glanées çà et là, les télévisions béninoises essaient de survivre avec les conséquences que l’on connaît ou que l’on vit désormais à travers les petits écrans : absence de programmation, platitude du 20 heures et des émissions proposées avec son corollaire d’amateurisme et d'incompétence. A la télé au Bénin, si on n’a pas la chance de regarder des films et séries étrangers, on se rabat sur la musique. Il n’y a plus que ça à regarder le reste du temps. LC2 qui est la doyenne des chaînes privées annonce comme slogan «La télé plus près de vous» mais elle n’est que l’ombre d’elle-même. Elle n’est proche ni par sa programmation ni par sa volonté. Avec plus de dix années d’expériences, LC2 a profondément reculé et verse désormais dans la pure médiocrité. Depuis un certain temps, elle relaie aussi les «activités du chef de l’Etat». Au lieu de travailler à sa modernisation, les dirigeants de la chaîne préfèrent investir dans d’autres activités à l'étranger, probablement plus lucratives. On ne créé pas une télévision parce qu'on veut concurrencer la seule télévision publique. La télévision est un investissement audacieux et responsable qui s'améliore au fil des ans. Pourquoi LC2 ne fermerait-elle pas boutique si elle n'y arrive pas ? Pourquoi émet-elle 24/24 alors qu'elle n'en a pas les moyens ? Pourquoi continuer à se moquer des Béninois à travers le monde en s'établissant sur le net ? Comment recrute-t-on les journalistes de LC2, Comment les forme-t-on ? Comment sont-ils rémunérés, quels moyens a-t-on mis à leur disposition, bref que fait-on pour bâtir une télévision privée digne de ce qui se fait aujourd'hui à travers le monde ? Pourquoi avoir créé NTV2, une deuxième chaîne alors qu'on ne fait rien pour améliorer la première. Les dirigeants de Golf TV quant à eux, font à la fois de la radio, du journal papier et de la télévision. Les mêmes journalistes qui officient en radio ou dans la rédaction du journal participent également à l’animation de la télé. Ce n’est pas professionnel. Le concept flou et bâtard de «La télévision qui vous ressemble» qu’ils affichent est véritablement trompeur d’autant que rares sont les émissions proposées et qui ressemblent aux Béninois. Comment dire qu’on ressemble aux Béninois avec un contenu programmatique élaboré sous d’autres cieux ? Et, il en est de même pour toutes les autres chaînes y compris l’ORTB, la chaîne nationale qui se dit « chaîne mère» ou «chaîne des grands événements», n’a jamais fait figure d’exemple à suivre malgré le potentiel humain et financier dont elle dispose. Il y a donc, comme on le voit, une incapacité de nos télévisions à élaborer une production nationale conséquente et à assurer un pluralisme réel dans les contenus. Nombreux sont aujourd’hui les Béninois qui sont déçus de l’ORTB et qui croyaient fonder leurs espoirs sur l’émergence des télévisions privées dynamiques, entreprenantes avec des contenus qui seraient révolutionnaires, modernes un peu à l’image de se qui fait partout dans le monde. Avec la libéralisation des ondes, on se disait qu'on en finirait donc avec la consommation pour l'aliénation et que nos cultures, si riches et si expressives, seraient prises en compte et pour une large plage, dans les programmes. En particulier dans un contexte de mondialisation où chacun travaille à construire son « identité » dans le respect des différences. Or voilà : nos Tv privées ne font pas mieux que la ridicule ORTB et il n'est pas exagéré de dire qu'elles ont toutes trahi le contrat de confiance qui les lie aux Béninois. D’autres chaînes arrivent encore sûrement. Mais messieurs, si c’est pour davantage polluer l’atmosphère télévisuelle, de grâce, mieux vaut pas !





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15 juin 2009

Olga da Silva, Dg PLM Alédjo et coordinatrice FCBE Sèmè Kpodji :


Une coquille vide



A deux ans de la présidentielle, Yayi Boni et ses partisans ne savent plus où donner de la tête. Au lieu de se mettre - pour au moins une fois - au travail pour sortir le Bénin de la galère, ils ne me manquent aucune occasion pour s’adonner à leurs sports favoris : promesses gratuites, manifestations de soutien tous azimuts, déclarations fracassantes et ridicules etc. Et il y a quelques mois, la directrice de l’hôtel PLM Alédjo, Olga da Silva a fait une sortie médiatique avec des annonces choquantes, passées sous silence.

On la croyait posée et réfléchie mais elle est tout le contraire. Ardente supporter de Yayi Boni, Olga da Silva a désormais perdu la tête. Elle divague, délaie et fantasme gratuitement. Dans une interview accordée au quotidien La nouvelle tribune, elle a affirmé qu’elle «œuvre pour que Yayi Boni soit réélu au premier tour en 2011». Directrice générale d’un hôtel en chute libre : salaires impayés, délestages permanents, clients-fantômes, etc. Olga da Silva est une irresponsable qui n’avait pas mieux pour se faire remarquer par les Béninois. Du début à la fin de l’interview, on sentait qu’elle n’avait rien dans la tête. Bombardée Directrice générale pour son allégeance au FCBE et sa proximité aux cotés du chef de l’Etat, elle n’a visiblement aucune connaissance de la politique béninoise mais prompte à avoir réponse à tout.
Au sujet du nombre de femmes dans le gouvernement actuel, elle y va droit dans la démagogie : «c’est quand même bien qu’il y ait plus de femmes au gouvernement, parce que c’est effectivement choquant qu’il n’y ait seulement quatre femmes dans l’équipe actuelle du président Boni Yayi. Je réaffirme que ce n’est pas la faute du chef de l’Etat.» on ne comprend même pas de quoi elle parle. Ce qui est en fait choquant, c’est que Yayi Boni ait nommé une coquille vide pour la réhabilitation d’un hôtel historique béninois. Ce n’est pas la faute du chef de l’Etat d’avoir nommé seulement quatre femmes au gouvernement. Et dites-nous madame, c’est à qui la faute ? Est-ce encore Dieu qui nomme les ministres ? Franchement, ce qui fait aujourd’hui que Yayi Boni éprouve toutes les difficultés du monde à diriger le Bénin, c’est simplement parce qu’il y a à ses côtés des béni-oui-ouis comme Olga da Silva qui ne sont pas capables de le regarder dans les yeux et lui dire parfois qu’il n’a pas la science infuse. Elle défend bec et ongles et de manière aveugle Yayi Boni pour conserver son poste sinon comment comprendre qu’elle ne soit pas capable de trouver du tort au Président dans le piètre choix des femmes ministres. C’est révoltant de dire que ce n’est pas la faute du Chef de l’Etat. Ce genre de soutien est dangereux et fait beaucoup de mal à Yayi Boni ! Et que dire de cette réponse au sujet des microcrédits aux femmes de Sèmè Kpodji : «Nous nous sommes battus pour que les microcrédits entre 30000 Fcfa et 50000 Fcfa soient accordés aux femmes de Sèmè-Kpodji à la base pour leurs petites affaires. Nous, nous sommes restés à leurs côtés. Elles n’avaient rien du tout pour démarrer une activité commerciale. Elles vont spontanément soutenir la liste du président Boni Yayi aux élections, quand on va la leur présenter.» On comprend maintenant que la politique de microcrédits aux plus pauvres décrétée par le gouvernement n’est qu’une politique d’achat de conscience et que la contrepartie est qu’il faut d’abord accepter de voter pour Yayi Boni. Pour Olga da Silva, toute femme ayant bénéficié du microcrédit doit obligatoirement soutenir les actions du chef de l’Etat et comme pour couper court à tout esprit rebelle, elle ajoute «c’est aussi simple que cela ». Simple pour elle mais pas encore aussi simple pour les Béninois. 2011 s’annonce plus que jamais comme une bataille ouverte. Une bataille que n’importe qui peut gagner. Les femmes béninoises sont-elles des chèvres ? Olga da Silva, le pense mais il y a quelque chose qu’elle ne sait peut-être pas encore : elle peut toujours fantasmer que Yayi Boni sera élu au premier tour mais si les choses se passent de manière transparente, Yayi Boni peut même ne pas se retrouver au deuxième tour. Mais si avec ses déclarations radicales, elle pense que Yayi Boni peut être élu au premier tour à la manière Wade ou Ahmadinejad, elle sera responsable des conséquences violentes qui en découleront.



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8 juin 2009

Candidature probable de Bio Tchané pour la présidentielle 2011 :


Erreur de casting !




Si l’élection de Yayi Boni en 2006 s’est finalement révélée comme une erreur de casting, celle de 2011 nous réserve aussi de grosses surprises. Les Béninois sont malheureusement sur le point de commettre la même erreur.

Le Bénin a élu en 2006 un homme sorti de nulle part et qui se prenait pour un apolitique et ce fut une erreur. Yayi Boni au pouvoir, c’est de l’amateurisme à grande échelle : mauvaise gestion, incurie, pilotage à vue, précipitation, etc. Il faut le reconnaître, les Béninois se sont massivement trompés. Mais pourquoi ne devrions-nous pas apprendre de nos erreurs ? Ces médias qui suscitent aujourd’hui la candidature de Bio Tchané sont ceux-là même qui nous avaient fait avaler celle de Yayi Boni en 2006. Mais les Béninois ont désormais les yeux grandement ouverts et ne se laisseront pas duper encore cette fois-ci. L’expérience de la posture économique nous a aveuglément fait voter pour un imposteur. Le peuple béninois n’a plus droit à l’erreur. On peut dire tous les biens du monde de Bio Tchané : un homme intègre, un économiste chevronné, un travailleur hors pair mais avouons qu’il n’est pas prêt pour diriger le Bénin. Yayi Boni avait comme lui, été poussé sur le devant de la scène sans la moindre expérience politique et nous avons bien vu le cafouillage qui s’en est résulté. La Marina est devenue depuis 2006 un lieu d’apprentissage politique. Les Béninois ont finalement élu un Président qui avait tout à apprendre et qui n’a occasionné que des pertes de temps. Bio Tchané est peut-être un économiste dont le Bénin a besoin dans le futur mais l’homme n’est pour le moment qu’un petit bourgeois trop détaché des réalités quotidiennes des Béninois et en plus, il n’a rien de politicien. Bio Tchané n’est pas le tribun politique qui harangue les foules et il n’a encore ni l’expérience ni la carrure présidentielle pour diriger un pays. Si Yayi Boni devra subir l’humiliation politique en 2011, cela ne passerait pas par un économiste au curriculum vitae aussi impressionnant soit-il. Le Président dont le Bénin a besoin en 2011 est un Président qui doit à la fois maîtriser les rouages du pouvoir, la gestion des hommes et la gestion de la chose publique. Bio Tchané n’a, pour l’instant aucune de ces caractéristiques. Après l’expérience décevante avec Yayi Boni, il est hors de question de refaire la même chose. Même si les observateurs politiques s’accordent pour le moment à reconnaître que Bio Tchané est le seul capable de pouvoir surprendre Yayi Boni en 2011 en raison de ses racines et du soutien dont il bénéficie auprès du Président Kérékou, cela ne devrait pas être une raison qui nous aveuglerait. S’il faut élire un Président sans projet politique et sans réelle vision pour le pays et qui va être la copie conforme de celui qui est en place, il vaut mieux conserver celui qui est en place et qu’on commence à mieux connaître. Après un Yayi Boni qui a été décevant sur toute la ligne, le Bénin a besoin de reprendre son destin en main avec un Président démocrate, dynamique, rénovateur et rassembleur. Notre pays a incontestablement besoin en 2011 d’un Président qui comprend, à la fois, les enjeux politiques, économiques et sociaux du Bénin, de l’Afrique et du monde. Et si ce n’est pas Yayi Boni qu’il faut, ce n’est pas non plus Bio Tchané.


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2 juin 2009

Se taire et ne pas agir, c’est d’être complice.

Si les choses changent, c’est parce que les gens en parlent. Sinon, elles continueraient
ainsi, éternellement.

(Waris Dirie)


QUE SE PASSE-T-IL AU BENIN ?



Du Changement aux Azongniho ! Elègbè ! Idrissou Ibrahima ! Quelle crédibilité reste-t-il encore
au Changement ? Quel retournement de situation ?
Des élus du peuple devenus transhumants et nomades politiques au détriment des intérêts des
populations qui les ont élus? Des propos fascistes du Ministre Fagnon à Dassa, les interdictions
de rassemblement des soutiens étudiants à un potentiel opposant à Parakou, des menaces
violentes adressées à des opposants par Sofiano et son mouvement de soutien à Porto-
Novo ?
C’est quoi tout ça ? Le bon vieux temps de la propagande ‘’EHUZU DAN DAN’’ ? On connaît
pourtant la suite.
Cela ne change pas vraiment ! Le panier reste vide. La misère sévit. Les institutions de la
République ne sont plus respectées. Pire, la presse et l’intelligentsia, supposées être des
protections, foutent le camp. Une bonne partie de la presse béninoise est en effet devenue une
machine à propagande et ce sont les intellectuels qui, au lieu de rester critiques, deviennent
des planificateurs des marches de soutien.
2011 arrive et le monde se rue à la ’’rivière’’ ! La corruption, la base du Bénin émergent !
Mais que bon sang! Devrait-on laisser faire ?
Quand tout fout le camp, quand les fondamentaux disparaissent, ne doit-on pas soulever la
question du devoir d’opposition sans craindre d’être longtemps marginalisé mais en ayant à
l’esprit que la persévérance, le sérieux et la constance peuvent payer à long terme?
Quand un pays souffre d’un manque de fortes personnalités, quand il n’ y a là aucun
mouvement puissant pour contredire de façon durable et désintéressée le pouvoir avec des
mots forts, le pays court le risque d’appartenir à un homme, une famille, un clan politique
corrupteur.
C’est exactement ce qui nous arrive en ce moment.
J’aimerais bien partager vos points de vue là-dessus. Ma promesse d’un livre qui appelle au
rassemblement large et à revenir aux fondamentaux en politique - avec limitation du nombre de
partis dans le pays - est tenue. Reste les moyens pour l’édition.
L’intérêt de préparer la sortie d’un parti d’opposition DECLAREE par des dialogues est d’aider à
toucher largement les gens au préalable pour permettre un vaste rassemblement. Il faut une
opposition affirmée. Si nous sommes sérieux, constants, persévérants dans l’opposition,
rassembleurs dans un parti national, non ethnique et pas de l’extrême, si nous sommes
désintéressés et ne courons pas derrière le gâteau, les populations nous identifieront et ce
sera la débandade dans le camp d’en face. Nous avons suffisamment de culture démocratique
mais aussi la capacité de résistance à la tentation, ce que les Houngbédji, Soglo, Amoussou,
Fagbohoun, Force Clef et G13, n’ont pas et qui justifie qu’ils soient dans l’opposition ‘’NON
DECLAREE’’, cette terrible ambiguïté !
Nous avons besoin de préparer nos moyens et surtout trouver des journalistes sincères pour
faire connaître nos ambitions. Le net peut aider comme moyen moderne de communication
rapide. Imaginez que, de la cinquantaine aujourd’hui que nous sommes, nous pouvons passer
à des milliers sur la liste de DIFFUSION. Et un site Internet va être envisagé. Que donc, chacun
fasse l’effort de répercuter nos dialogues et de faire parvenir les adresses électroniques de tous
ceux qui sont susceptibles d’être intéressés par le projet.
Si les choses doivent vraiment changer, c’est parce que nous en aurons parlé. Nos discussions
actuelles peuvent aider à préparer le tournant. C’est dans ce cadre qu’il faut situer le livre à
paraître.
Faites part de vos initiatives. On en a tant besoin aujourd’hui.
Courage à tous.



Aimé D. SEGLA ADJILE



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